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lundi 12 janvier 2026
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    Marche arrière historique de l’UE : adieu au tout-électrique obligatoire en 2035, les thermiques sauvés in extremis

    Tout électrique Europe 2035
    Tout électrique Europe 2035

    Coup de tonnerre à Bruxelles : la Commission européenne a annoncé ce mardi 16 décembre un assouplissement majeur de la réglementation CO2 pour les voitures neuves. Au lieu d’une réduction de 100 % des émissions à partir de 2035 (équivalent à une interdiction totale des moteurs thermiques), l’objectif passe à 90 %.

    Les constructeurs pourront ainsi continuer à vendre une part limitée de véhicules hybrides, hybrides rechargeables, à prolongateur d’autonomie ou même thermiques purs, à condition de compenser les émissions restantes via des carburants synthétiques (e-fuels), biocarburants ou acier bas carbone européen.

    Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission en charge de l’industrie, défend une approche « pragmatique » : « L’objectif reste le même, les flexibilités sont des réalités au vu de l’adhésion des consommateurs et des difficultés des constructeurs à proposer du 100 % électrique pour 2035. »

    Un revirement sous pression de l’industrie et de plusieurs États

    Adoptée en 2023, l’interdiction pure et simple des ventes de voitures neuves essence, diesel et hybrides dès 2035 était une mesure phare du Pacte vert européen, censée accélérer la transition vers la neutralité carbone en 2050. Mais face à la crise profonde du secteur automobile européen – ventes en berne, concurrence chinoise féroce, retards dans l’électrique –, Bruxelles cède.

    L’Allemagne, soutenue par l’Italie et la Pologne, a mené la charge pour cette « neutralité technologique ». Berlin craignait pour ses géants (Volkswagen, BMW, Mercedes) et leurs emplois. La France et l’Espagne, en revanche, plaidaient pour maintenir le cap, arguant que l’assouplissement fragiliserait les investissements massifs déjà engagés dans l’électrique et les batteries.

    L’ONG Transport & Environment (T&E) dénonce une « erreur stratégique » qui creuserait le retard européen face à la Chine.

    Les détails des flexibilités accordées

    À partir de 2035, les flottes des constructeurs devront réduire leurs émissions moyennes de 90 % par rapport à 2021. Les 10 % restants pourront provenir de :

    • Hybrides rechargeables (PHEV)
    • Véhicules à prolongateur d’autonomie (range extenders)
    • Hybrides légers (mild hybrids)
    • Moteurs thermiques purs fonctionnant à des carburants « neutres en CO2 » (e-fuels ou biocarburants avancés)

    Ces émissions résiduelles devront être compensées upstream (production d’acier vert européen, carburants synthétiques). Les super-crédits pour petits véhicules électriques abordables made in Europe sont maintenus pour encourager l’offre low-cost.

    La Commission prévoit que les non-électriques représenteront 30 à 35 % des ventes en 2035.

    Un plan de soutien massif à l’industrie européenne

    En parallèle, Bruxelles débloque 1,5 milliard d’euros de prêts à taux zéro pour la production européenne de batteries. Autres mesures :

    • Objectifs nationaux pour verdir les flottes d’entreprise (60 % des ventes neuves)
    • Soutien au développement de petits VE abordables
    • « Préférence européenne » : obligations de contenus locaux dans les chaînes de valeur (batteries, acier, composants)

    Ces annonces visent à relancer la compétitivité face à la Chine et aux États-Unis.

    Réactions contrastées dans le secteur

    Les constructeurs allemands saluent une « victoire pragmatique ». Chez Stellantis ou Renault, on reste prudent : l’assouplissement pourrait diluer les efforts d’électrification. Les écologistes, eux, parlent de « recul climatique ».

    Pour les consommateurs, c’est une bonne nouvelle à court terme : plus de choix, potentiellement des hybrides plus accessibles. Mais à long terme, cela pourrait ralentir la baisse des prix des VE et l’expansion du réseau de recharge.

    Vers un nouveau paysage automobile européen

    Ce revirement marque un tournant pour le Pacte vert : pragmatisme économique face à l’idéal climatique. L’UE maintient son cap zéro émission nette, mais ouvre la porte aux technologies alternatives. Les constructeurs gagnent du temps, mais devront investir massivement dans les e-fuels – coûteux et encore marginaux.

    En 2026, une revue complète de la réglementation est prévue. D’ici là, ce compromis fragile devra prouver son efficacité pour sauver l’industrie auto européenne sans compromettre les objectifs climatiques.

    Alpine A390 : seulement 4 étoiles Euro NCAP – les images choc qui ternissent l’image du SUV sportif français

    Alpine A390 crash test EURO NCAP
    Alpine A390 crash test EURO NCAP

    L’Alpine A390, premier SUV 100 % électrique de la marque dieppoise, devait incarner le renouveau premium et sportif du groupe Renault. Affichée à partir de 67 500 €, avec 400 ch, un châssis affûté et un design spectaculaire, elle vise les Porsche Macan Electric ou Audi Q6 e-tron.

    Mais les résultats des crash-tests Euro NCAP viennent doucher l’enthousiasme : seulement 4 étoiles. Un score décevant pour un modèle aussi onéreux et ambitieux, qui place l’A390 au même niveau qu’une Toyota Yaris hybride (74 % en protection adultes) ou une Dacia Spring.

    Les points faibles mis en lumière par Euro NCAP

    Euro NCAP ne mâche pas ses mots : la protection thoracique est jugée marginale en choc frontal pleine largeur, le contrôle d’excursion « far-side » (protection du passager opposé à l’impact) est faible, et surtout, une porte s’est ouverte lors du choc latéral barrière mobile. Ce dernier point, rare sur un modèle récent, entraîne une pénalité sévère et illustre un défaut de verrouillage ou de structure qui aurait pu avoir des conséquences graves en situation réelle.

    Pourtant, l’habitacle reste globalement stable, les airbags se déploient correctement et les scores sont honorables ailleurs : 80 % pour la protection des enfants, 74 % pour les aides à la sécurité et une bonne note pour les usagers vulnérables de la route. Mais dans un segment premium où les 5 étoiles sont la norme (Porsche Macan Electric : 5 étoiles, Tesla Model Y : 5 étoiles), ces 4 étoiles font tache. Alpine, marque historique du sport automobile français, mise avant tout sur le plaisir de conduite et les performances (0-100 km/h en 4,5 s environ), mais la sécurité passive semble avoir été reléguée au second plan.

    Les images choc des crash-tests officiels

    Voici les images officielles des tests les plus marquants, issues du protocole Euro NCAP 2025, qui montrent les limites de l’A390.

    Choc frontal décalé (offset deformable barrier à 64 km/h) : l’avant se déforme de manière contrôlée, mais les capteurs dummies indiquent une compression thoracique marginale pour le conducteur et le passager.

    Choc frontal pleine largeur (full width rigid barrier à 50 km/h) : la structure absorbe l’énergie, mais les lectures thoraciques restent limites, surtout pour le conducteur.

    Choc latéral barrière mobile (50 km/h) : l’impact est bien encaissé, mais la porte côté conducteur s’ouvre partiellement – un défaut exceptionnel qui coûte cher en points et soulève des questions sur la robustesse des serrures.

    Impact latéral poteau (32 km/h) : déformation concentrée au niveau du montant B, avec protection thoracique jugée moyenne.

    Vue d’ensemble après la série de tests : malgré les dommages visibles, l’habitacle conserve sa forme, preuve que la plateforme CMF-EV (partagée avec la Renault 5 et la Mégane E-Tech) est solide. Mais les détails font la différence dans le protocole Euro NCAP, toujours plus exigeant depuis 2023.

    Pour revivre les impacts en vidéo complète (avec ralentis et analyses des dummies), consultez la séquence officielle Euro NCAP sur YouTube :

    Ce résultat n’est pas une catastrophe absolue : l’A390 protège correctement dans la plupart des scénarios, et aucun risque majeur n’est signalé. Mais pour une marque qui vend du rêve sportif et premium, ces 4 étoiles interrogent. Alpine a-t-elle trop privilégié le poids réduit (batterie 71 kWh pour 450 km WLTP) et la rigidité dynamique au détriment de renforts structurels ? Ou s’agit-il d’un simple défaut de réglage des verrouillages, corrigeable par une mise à jour ou un rappel discret ?

    La réaction d’Alpine et les perspectives

    Chez Renault, on minimise : « L’A390 respecte toutes les normes de sécurité en vigueur et offre un niveau de protection élevé. Nous analysons les résultats pour d’éventuelles améliorations. » Mais sur les forums et réseaux sociaux, les passionnés s’interrogent : dans un marché où la sécurité est un argument de vente majeur, surtout pour un SUV familial malgré son positionnement sportif, ce score pourrait freiner les commandes.

    L’Alpine A390 reste une proposition unique : châssis affûté, direction précise, répartition des masses optimisée et un plaisir de conduite électrique rare. Mais ces images choc rappellent que même les sportives premium doivent exceller partout. En 2026, avec l’arrivée de concurrentes encore plus affûtées, Alpine devra probablement réagir vite pour redorer son blason sécurité.

    Stellantis et Cox Automotive Europe renforcent leur partenariat pour booster le remarketing VO en Europe

    Stellantis et Cox Automotive Europe renforcent leur partenariat pour booster le remarketing VO en Europe
    Stellantis et Cox Automotive Europe renforcent leur partenariat pour booster le remarketing VO en Europe

    Stellantis et Cox Automotive Europe ont annoncé la signature d’un accord stratégique à long terme visant à créer un écosystème de remarketing dédié exclusivement aux véhicules d’occasion du groupe.

    Ce partenariat, bâti sur plus de dix ans de collaboration, transforme la marketplace Spoticar Trade (lancée en juillet 2024) en une solution omnicanale avancée pour les professionnels.

    Un objectif ambitieux : doubler les volumes en Europe

    L’écosystème couvrira neuf pays : Autriche, Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Pologne et Espagne. L’ambition est claire : doubler le volume annuel de véhicules gérés, avec une croissance prévue de 30 % en 2026 par rapport à 2025.

    Spoticar Trade, plateforme B2B déjà opérationnelle, devient le pilier central. Elle offre un accès transfrontalier à toutes les marques Stellantis (Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Jeep, DS, Alfa Romeo, Abarth, Lancia) sans restriction pour les acheteurs professionnels.

    Trois piliers pour un écosystème performant

    Le dispositif repose sur trois axes majeurs :

    1. Une marketplace leader et omnicanale : Évolutions centrées sur l’acheteur avec plus de stocks disponibles, enchères électroniques, ventes privées, « click & buy » et achats en gros. Accès illimité et transfrontalier pour tous les professionnels.
    2. Services sur mesure : Accompagnement complet (transport, logistique, conformité douanière, stockage, financement) pour renforcer la confiance et la fidélité des partenaires B2B.
    3. Moteur décisionnel data-driven : Outil intuitif pour optimiser gestion des stocks, canaux de vente et tarification dynamique, avec transparence totale pour les acheteurs.

    Les réactions des dirigeants

    James Weston, Senior Vice President de la Business Unit Véhicules d’occasion de Stellantis : « Nous franchissons une étape importante en développant une solution de remarketing de pointe pour élargir notre base d’acheteurs et maximiser nos performances. Spoticar Trade deviendra une marketplace dynamique, sans frontières, avec services personnalisés et gestion optimisée. »

    Martin Forbes, Président de Cox Automotive International : « Nous partageons la même vision du remarketing digital. En exploitant les données et notre offre connectée, nous trouverons le bon acheteur au meilleur prix pour chaque véhicule, en aidant Stellantis à atteindre ses objectifs et en ouvrant le marché européen. »

    Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie Dare Forward 2030 de Stellantis, qui vise à renforcer le VO comme pilier de rentabilité. Dans un marché européen fragmenté et concurrentiel, cette alliance data-driven et transfrontalière pourrait bien redéfinir les règles du remarketing B2B.

    Renault 4 électrique : le flop inattendu qui inquiète Maubeuge

    Renault 4 E-Tech électrique
    Renault 4 E-Tech électrique

    Seulement 5 231 ventes en six mois contre 31 571 pour la R5 – Le rétromodernisme atteint ses limites sur un SUV familial à 30 000 euros

    Le réveil risque d’être brutal pour Renault. Six mois après son lancement estival, la R4 E-Tech enchaîne les déceptions commerciales. Avec seulement 5 231 immatriculations depuis son arrivée, le crossover électrique produit à Maubeuge végète en soixante-et-onzième position du classement des ventes françaises. Un score franchement décevant pour un modèle censé surfer sur la vague nostalgique qui a propulsé la R5 électrique au sommet.

    Car la comparaison avec sa petite sœur fait vraiment mal. La R5 E-Tech assemblée à Douai totalise 31 571 immatriculations sur la même période. Six fois plus. Un écart abyssal qui pose question sur la stratégie de Renault et les limites du concept rétrofuturiste appliqué à un SUV familial. Même le Scénic électrique avec ses 14 000 ventes et la Mégane à bout de souffle avec 8 000 unités font mieux que cette R4 qui devait pourtant conquérir le segment juteux des B-SUV.

    Un démarrage qu’on ne cache plus chez Renault

    Chez le constructeur au losange, on confirme du bout des lèvres que ce démarrage commercial s’avère « plus laborieux qu’escompté ». Traduction : on espérait franchement mieux. Mais on se veut rassurant en affirmant qu’il faut laisser du temps au modèle pour faire ses preuves. Une posture défensive qui masque mal l’inquiétude qui monte.

    Le contexte commercial de Renault rend cet échec encore plus surprenant. La marque affiche une progression de 9% en France sur les onze premiers mois de 2025, quand le marché recule de 0,3%. Tout fonctionne bien pour Renault en ce moment, sauf justement cette R4 qui devait être un nouveau coup de maître après la R5.

    L’usine de Maubeuge qui assemble la R4 avait pourtant besoin de ce succès. Après des années d’incertitudes sur son avenir, le site espérait retrouver des volumes confortables avec ce modèle stratégique. Les syndicats locaux scrutent nerveux les chiffres de ventes mensuels qui stagnent obstinément. Une R4 qui ne décolle pas, c’est potentiellement des emplois en danger à moyen terme.

    Le B-SUV électrique, un segment qui patine

    Les résultats décevants de la R4 révèlent surtout une réalité inconfortable : le segment des B-SUV électriques peine à décoller en France. La catégorie cartonne en version thermique avec le Peugeot 2008, le Renault Captur ou le nouveau Symbioz. Mais transposé à l’électrique, ce même segment devient beaucoup moins dynamique.

    La Citroën ë-C3 Aircross cumule seulement 3 677 ventes depuis janvier, contre plus de 10 000 pour sa sœur citadine ë-C3. La Mini Aceman plafonne à 3 376 immatriculations. Ces chiffres prouvent que la R4 ne souffre pas seule. Tout le segment traverse une zone de turbulence, même si elle concentre visiblement plus de difficultés que ses rivales.

    Renault avance une explication : « Les acheteurs d’un petit SUV électrique qui fait souvent office de véhicule principal du foyer attendent sans doute une autonomie plus importante » que les 409 kilomètres annoncés de la R4. Cet argument tient la route. Quand une voiture devient le seul véhicule familial, les acheteurs veulent pouvoir partir en vacances sans angoisser à chaque borne de recharge.

    Problème : la R5 offre sensiblement la même autonomie avec sa batterie de 52 kWh et se vend pourtant comme des petits pains. L’explication par l’autonomie insuffisante ne suffit donc pas à justifier l’écart démentiel de ventes entre les deux modèles.

    Deux mille euros de différence qui font mal

    Le positionnement tarifaire joue forcément un rôle dans cet échec. La R4 démarre à quasiment 30 000 euros, soit environ 2 000 euros de plus que la R5 équipée de la même batterie. Cette différence peut sembler modeste sur le papier. Dans la réalité commerciale, elle crée une barrière psychologique importante.

    Beaucoup d’acheteurs potentiels se retrouvent face à ce dilemme : dépenser 2 000 euros supplémentaires pour un SUV un peu plus spacieux, ou économiser cette somme en prenant la R5 qui fait déjà très bien le job ? Quand on hésite, on choisit souvent la moins chère. D’autant que la R5 bénéficie d’une image beaucoup plus forte grâce à son statut de Voiture de l’année 2025.

    Cette élection prestigieuse a offert à la R5 une exposition médiatique colossale. Renault l’admet sans détour : l’écart publicitaire entre les deux modèles reste immense. La R5 monopolise les campagnes télé, les affiches géantes, les partenariats avec des influenceurs. La R4 vit dans son ombre, presque invisible pour le grand public.

    Ce déséquilibre marketing ne relève pas du hasard. Renault a manifestement choisi de concentrer ses munitions sur la R5, considérée comme le fer de lance de l’électrification populaire. La R4 fait figure de complément de gamme dont on espère des ventes correctes sans y consacrer le même budget publicitaire. Résultat : elle passe inaperçue.

    Le rétromodernisme qui atteint ses limites

    Mais au-delà des questions d’autonomie et de prix, un problème plus profond se dessine : le concept rétrofuturiste fonctionne-t-il vraiment sur tous les modèles ? La R5 a magnifiquement réussi son pari en ressuscitant une icône des années 70. Son design cubique et décalé, ses proportions ramassées, son esprit urbain sympa : tout collait parfaitement entre l’originale de 1972 et la version 2024.

    La R4 pose un défi autrement plus complexe. La 4L originale des années 60 incarnait la simplicité radicale, l’utilitarisme brut, le véhicule rural sans fioritures. Une camionnette basique avec quatre places et un coffre géant. Cette philosophie du dépouillement assumé, du pratique avant tout, constituait l’âme même du modèle qui a traversé trente ans de carrière.

    La R4 E-Tech moderne n’a franchement plus grand-chose à voir avec cette approche. C’est un SUV sophistiqué, technologique, design, cherchant à séduire une clientèle urbaine aisée. Cette sophistication omniprésente, y compris dans l’esthétique très travaillée, entre en contradiction frontale avec la trace qu’a laissée la 4L dans la mémoire collective française.

    Réinterpréter un véhicule cubique dessiné comme une camionnette s’avère infiniment plus délicat que de moderniser la R5 dont l’architecture était déjà très aboutie stylistiquement. La R5 de 1972 possédait une modernité intemporelle. La 4L de 1961 était volontairement basique, utilitaire, presque disgracieuse. Comment rendre sexy un véhicule dont le charme venait justement de son absence totale de sophistication ?

    Le positionnement qui ne colle pas

    Autre incohérence majeure : la R4 moderne se positionne au-dessus de la R5 en taille, prix et statut. Elle cultive une fibre familiale, vise les foyers avec enfants, promet de l’espace et du confort. Ce positionnement ne cadre absolument pas avec la trace mémorielle de la 4L originale.

    Dans les années 60-80, la 4L était LA voiture d’entrée de gamme chez Renault. Le véhicule des jeunes, des petits budgets, des ruraux qui avaient besoin d’un transport basique et fiable. La R5 lancée en 1972 arrivait au-dessus dans la hiérarchie avec plus de confort et de modernité. Aujourd’hui, la situation s’inverse totalement avec une R4 qui coûte plus cher et vise plus haut que la R5.

    Cette inversion des rôles perturbe forcément les clients potentiels qui ont connu les modèles originaux. Leur carte mentale ne correspond plus à la réalité commerciale actuelle. Cette dissonance cognitive freine probablement les achats de quadragénaires et quinquagénaires nostalgiques qui auraient pu craquer pour une 4L moderne restée fidèle à l’esprit originel.

    La Twingo dans le viseur

    Ces difficultés de la R4 jettent une lumière inquiétante sur la future Twingo électrique attendue en 2026. Renault mise gros sur ce troisième opus de sa stratégie rétromoderniste. Les dirigeants se veulent confiants, arguant que la version électrique « colle » avec suffisamment d’évidence au modèle originel des années 90.

    Ils ont probablement raison sur ce point. La Twingo première génération possédait déjà un caractère urbain décalé, une bouille sympathique, un positionnement de citadine branchée. Transposer cet esprit en électrique semble plus naturel que pour la 4L utilitaire. La Twingo E-Tech aura également l’avantage de faire oublier les deux générations suivantes qui s’étaient éloignées du concept original.

    Reste que le prix annoncé autour de 20 000 euros en fera la Renault électrique la moins chère. Un positionnement crucial pour démocratiser vraiment la mobilité électrique auprès des petits budgets. Si la Twingo échoue commercialement, toute la stratégie d’électrification populaire de Renault vacillera dangereusement.

    L’usine de Maubeuge sous pression

    En attendant, c’est l’usine nordiste qui trinque. Maubeuge assemble la R4 et attendait beaucoup de ce modèle pour sécuriser son avenir. Le site a déjà traversé plusieurs crises existentielles ces dernières années. La fermeture planait régulièrement dans les discussions syndicales. L’attribution de la R4 avait calmé les inquiétudes.

    Mais des ventes qui stagnent à 5 000 unités sur six mois ne suffisent pas à faire tourner une usine moderne à plein régime. Si la tendance se confirme sur 2026, Renault devra probablement revoir ses plans de production pour Maubeuge. Ralentir les cadences, chercher d’autres modèles à y assembler, ou pire. Les scénarios pessimistes resurgiront vite si les courbes de vente ne remontent pas significativement.

    La R5 fabriquée à Douai tourne elle à plein régime et vient de célébrer son 100 000ème exemplaire en moins d’un an. Les équipes sont sur les rotules pour honorer les commandes qui s’accumulent. Pendant ce temps, Maubeuge vit au ralenti avec une R4 dont personne ne veut vraiment. Ce contraste cruel entre deux usines françaises du même groupe illustre la brutalité du marché automobile.

    Cette histoire de R4 qui ne décolle pas pourrait bien devenir un cas d’école sur les limites du marketing nostalgique. Ressusciter une icône fonctionne quand la transposition reste cohérente avec l’esprit originel. Quand l’écart devient trop grand entre le modèle mythique et sa réinterprétation moderne, les clients ne suivent plus. Renault vient d’en faire l’expérience douloureuse. Espérons que la leçon profitera à la Twingo qui débarque dans quelques mois.

    Volkswagen ferme son usine à Dresde : une première historique en 88 ans

    Volkswagen Usine Dresde
    Volkswagen Usine Dresde

    Cette fin d’année 2025 marque un tournant symbolique pour Volkswagen : la Gläserne Manufaktur (Usine transparente) de Dresde, en Saxe, arrête définitivement la production de véhicules. Inaugurée en 2001, cette vitrine technologique du groupe sort son dernier modèle – une ID.3 rouge signée par tous les employés – avant de se reconvertir.

    Une décision inédite dans le cadre d’une restructuration massive

    Pour la première fois en 88 ans d’histoire, Volkswagen cesse la production automobile sur un site allemand. Cette fermeture s’inscrit dans un plan d’économies ambitieux visant 10 milliards d’euros, face à une rentabilité en berne, une demande faible en Europe et en Chine, et une concurrence accrue des constructeurs asiatiques.

    Thomas Schäfer, CEO de la marque Volkswagen, déclare : « Nous n’avons pas pris cette décision à la légère, mais elle était économiquement indispensable. »

    L’usine, initialement conçue comme vitrine pour la luxueuse Phaeton (lancée sous Ferdinand Piëch), a produit plus de 165 500 véhicules en 24 ans : Phaeton jusqu’en 2016, e-Golf dès 2017, puis ID.3 depuis 2021. Avec une capacité limitée (environ 6 000 unités annuelles récemment), elle n’était plus rentable.

    Reconversion en campus d’innovation

    Le site ne ferme pas totalement : dès janvier 2026, il devient un campus d’innovation en partenariat avec l’État de Saxe et l’Université technique de Dresde (TU Dresden). Focus sur l’intelligence artificielle, la robotique, la microélectronique et la conception de puces – des domaines stratégiques pour l’automobile du futur.

    Volkswagen investit 50 millions d’euros sur sept ans. Un centre de livraison de véhicules neufs persiste, et la dernière ID.3 reste exposée sur place.

    Les 230 à 300 employés conservent leur poste (mutations, reconversion ou départs négociés), conformément aux accords avec le comité d’entreprise. Pas de licenciements secs, mais une réorientation vers des compétences high-tech.

    Un signal alarmant pour l’industrie automobile européenne

    Cette fermeture symbolique intervient alors que Bruxelles prépare des mesures pour soutenir le secteur face à la transition électrique ralentie et à la concurrence chinoise. Volkswagen recentre sa production ID.3 sur Zwickau, plus efficiente.

    Dans un contexte de surcapacités en Europe (estimées à huit usines excédentaires), Dresde préfigure une mutation : de la production de masse vers l’innovation technologique. Un « Stanford de l’Est » pour renforcer la souveraineté européenne en semi-conducteurs et IA.

    Pour les employés, c’est une page qui se tourne avec émotion : la dernière ID.3 signée par tous symbolise la fin d’une ère, mais aussi l’espoir d’un avenir tourné vers les technologies de demain.

    Peugeot : jusqu’à 4 750 € de remise sur les modèles électriques en fin d’année 2025

    Peugeot e-3008 2026
    Peugeot e-3008 2026

    En décembre 2025, Peugeot lance une série d’offres attractives pour déstocker ses modèles électriques et atteindre ses objectifs annuels. Ces remises constructeur, cumulables avec la prime CertiNergy (CEE) – jusqu’à 4 750 € pour les ménages modestes selon le revenu fiscal de référence –, rendent les électriques du Lion particulièrement compétitifs.

    Ces promotions, valables jusqu’au 31 décembre 2025 dans le réseau participant (sous conditions de reprise et d’immatriculation), concernent des modèles phares comme la e-208, le e-2008, le e-3008 et le e-5008.

    Peugeot e-208 : à partir de 21 750 €

    La citadine électrique star bénéficie d’une ristourne de 1 700 € sur la version Style (136 ch, batterie 50 kWh, autonomie WLTP 363 km). Avec la prime CEE maximale (4 750 € pour les ménages précaires), le prix descend à 21 750 €. Cette finition inclut l’écran tactile 10 pouces, la climatisation automatique, les radars de recul et les aides à la conduite essentielles.

    Sur les versions haut de gamme GT (avec batterie plus grande pour jusqu’à 400 km WLTP), l’avantage client grimpe à 5 050 €, rendant la e-208 encore plus séduisante face à la concurrence.

    Peugeot e-2008 : sous les 30 000 € avec les aides

    Le SUV urbain électrique profite d’un rabais cumulé de 3 950 €, directement appliqué sur les modèles équipés de la grande batterie (autonomie >400 km WLTP). Équipements de série : écran tactile 10 pouces, climatisation auto, rétroviseurs électriques et dégivrants.

    En intégrant la prime CEE maxi, le prix d’entrée passe à 29 400 €, un tarif agressif pour un SUV compact électrique polyvalent et bien équipé.

    Peugeot e-3008 : rabais de 2 700 €

    Le SUV compact électrique récent bénéficie d’une remise de 2 700 €. Avec la prime CEE, il démarre à 37 650 € (version avec 526 km WLTP, recharge DC jusqu’à 160 kW). De série : chargeur AC 11 kW, accès mains libres, caméra de recul et jantes 19 pouces.

    Un excellent rapport autonomie/prix pour un modèle premium et technologique.

    Peugeot e-5008 : jusqu’à 5 700 € de remise

    Le grand SUV 7 places électrique (de série, même en version zéro émission) offre les promotions les plus généreuses. Sur la finition Allure de base (210 ch, batterie 73 kWh), la remise est de 2 700 €.

    Mais sur les variantes GT Exclusive (vision 360°, pompe à chaleur, phares Matrix LED…), l’avantage atteint 5 700 € (incluant primes à la commande, stock et reprise). Un geste commercial significatif pour ce familial spacieux et performant.

    Ces offres de fin d’année permettent à Peugeot de booster ses ventes électriques avant 2026, année de renouvellement pour plusieurs modèles (nouvelle e-208 attendue). Elles s’ajoutent aux aides nationales comme la prime CEE (remplaçant partiellement le bonus écologique selon revenus et conditions). Pour en profiter, direction les concessions Peugeot : les stocks sont limités, et les objectifs commerciaux rendent les négociations encore plus favorables.

    Citroën ë-C3 YOU : une promotion choc à 14 990 € pour la version urbaine en fin d’année 2025

    Citroën ë-C3 YOU 2026
    Citroën ë-C3 YOU 2026

    En cette fin décembre 2025, Citroën frappe fort sur le marché de l’électrique abordable avec une offre exceptionnelle sur la ë-C3 YOU à autonomie urbaine. La version d’entrée de gamme, équipée d’une batterie LFP de 30 kWh et limitée à 204 km WLTP, passe de 19 990 € à 14 990 €. Cela représente une remise de 5 000 €, soit environ 25 %, en livrée Bleu Monte Carlo de série.

    Cette promotion rend la citadine électrique française plus accessible que jamais, descendant sous la barre symbolique des 15 000 €. Elle cible clairement les usages urbains et périurbains, où l’autonomie réduite n’est pas un frein majeur, tout en offrant le confort signature Citroën (suspensions Advanced Comfort) et un design expressif.

    Les caractéristiques de la ë-C3 YOU autonomie urbaine

    Cette déclinaison « 200 km » conserve le moteur électrique de 113 ch (83 kW), couplé à une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 30 kWh nette. L’autonomie officielle WLTP est de 204 km, idéale pour les trajets quotidiens en ville (jusqu’à 300 km en usage purement urbain selon les conditions). La recharge accepte jusqu’à 100 kW en courant continu (20-80 % en environ 26 minutes) et 7,4 kW en alternatif.

    Équipements de série sur la finition YOU : climatisation manuelle, écran tactile 10,25 pouces avec Apple CarPlay/Android Auto sans fil, aide au stationnement arrière, régulateur de vitesse, et pack sécurité (freinage d’urgence, alerte franchissement de ligne).

    La ë-C3 reste produite en Europe (usine de Trnava, Slovaquie), un atout face à certaines concurrentes asiatiques.

    Une offre limitée dans le temps

    Cette remise de 5 000 € s’applique directement au tarif, mais peut être cumulée avec d’autres aides selon éligibilité :

    • Prime CertiNergy (jusqu’à 4 750 € pour les ménages modestes).
    • Bonus écologique éventuel (variable en 2025).
    • Offres de location longue durée attractives (dès 190 €/mois mentionnées sur le site Citroën).

    L’offre est valable jusqu’au 31 décembre 2025, réservée aux particuliers, dans le réseau participant. Elle concerne exclusivement la version YOU en Bleu Monte Carlo (teinte gratuite).

    Positionnement face à la concurrence

    À 14 990 €, la ë-C3 YOU devance largement la Dacia Spring (autour de 16 500 € en entrée de gamme) tout en offrant plus d’espace, de confort et une fabrication européenne. Elle surclasse aussi certaines chinoises low-cost en termes de réseau après-vente et de valeur résiduelle.

    Pour les besoins d’autonomie supérieure, la ë-C3 « standard » (44 kWh, 320-322 km WLTP) reste disponible dès 23 300 €, avec des promotions possibles.

    Citroën confirme ainsi son engagement pour une mobilité électrique populaire et accessible. Cette opération de fin d’année pourrait booster les ventes de la ë-C3, déjà l’une des électriques les plus vendues en France en 2025.

    Volkswagen ID.Polo 2026 : motorisations, autonomies, puissances et date de lancement !

    Volkswagen ID.Polo 2026
    Volkswagen ID.Polo 2026

    Volkswagen poursuit son offensive électrique massive avec l’ID.Polo, une citadine compacte 100 % électrique qui reprend le nom emblématique de la Polo tout en intégrant pleinement la famille ID. Les spécifications techniques détaillées ont été révélées en décembre 2025, confirmant un lancement commercial au printemps 2026.

    Le point fort reste son positionnement prix : un modèle d’accès annoncé à 25 000 €, un tarif agressif qui place Volkswagen en concurrence directe avec les Renault 5 E-Tech, Citroën ë-C3, Fiat Grande Panda électrique ou encore les Mini Cooper Electric et futures offres chinoises low-cost.

    Cette ID.Polo n’est pas une simple Polo thermique électrifiée. Elle repose sur une plateforme dédiée, la version optimisée MEB+ pour les véhicules compacts à traction avant, inaugurant une nouvelle génération d’électriques plus efficaces et moins coûteuses à produire. Elle partage ses bases techniques avec la future Cupra Raval et la Skoda Epiq, formant une famille de quatre modèles compacts électriques au sein du groupe Volkswagen.

    Dimensions et habitabilité au-dessus de la moyenne

    L’ID.Polo mesure 4,053 mètres de long, 1,816 m de large et 1,530 m de haut, avec un empattement généreux de 2,600 mètres. Ces cotes la placent pile dans le segment B des citadines polyvalentes, mais l’architecture électrique permet un gain d’espace notable par rapport à la Polo thermique actuelle. L’absence de tunnel de transmission et le plancher plat optimisent l’habitabilité aux places arrière.

    Le volume de coffre est particulièrement compétitif : 435 litres en configuration normale, soit une progression significative (+24 % environ par rapport à la Polo essence/diesel). Une fois la banquette rabattue (fractionnable 60/40 probablement), le volume grimpe à 1 243 litres. Exclusivement proposée en carrosserie 5 portes et 5 places, l’ID.Polo mise clairement sur la polyvalence familiale et les usages quotidiens en milieu urbain ou périurbain.

    Une gamme de motorisations progressive et deux packs batteries

    Volkswagen propose dès le lancement trois niveaux de puissance, tous en traction avant avec le nouveau moteur APP290 développant 290 Nm de couple :

    • 85 kW (116 ch)
    • 99 kW (135 ch)
    • 155 kW (211 ch)

    Une version sportive ID.Polo GTI de 166 kW (226 ch) rejoindra la gamme dans le courant de l’année 2026, reprenant le flambeau des Polo GTI thermiques avec des performances attendues autour de 6,5 secondes pour le 0-100 km/h.

    Côté batteries, Volkswagen adopte une stratégie duale pour couvrir tous les besoins et tous les budgets :

    Les versions 85 kW et 99 kW reçoivent une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 37 kWh nette. Cette chimie, plus économique et durable (meilleure résistance aux cycles), autorise une autonomie WLTP de 300 km. La recharge rapide en courant continu atteint 90 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en 28 minutes.

    Les variantes plus puissantes (155 kW et GTI 166 kW) bénéficient d’une batterie NMC (nickel-manganèse-cobalt) PowerCo unifiée de 52 kWh nette. L’autonomie WLTP monte alors à 450 km, avec une puissance de recharge DC maximale de 130 kW (10-80 % en 23 minutes seulement).

    Cette segmentation batterie/performances permet à Volkswagen de proposer un éventail large : de la citadine économique pour les trajets urbains à la compacte polyvalente capable d’autoroute sans stress.

    Technologies et design : un retour aux sources pratiques

    L’ID.Polo intègre les dernières évolutions logicielles et matérielles du groupe. Elle inaugurera par exemple le Travel Assist amélioré avec reconnaissance des feux tricolores et panneaux stop – une première chez Volkswagen. L’interface devrait corriger les critiques formulées sur les anciens modèles ID : retour de boutons physiques, ergonomie simplifiée et écrans plus intuitifs.

    Côté style, Andreas Mindt, directeur du design Volkswagen, applique la philosophie « Pure Positive » : lignes épurées, proportions équilibrées et clins d’œil rétro à la Beetle, à la Golf et à la Polo originelle. Le concept ID.2all présenté en 2023 donne déjà une excellente idée du résultat final : une citadine moderne, sympathique et immédiatement identifiable.

    Production espagnole et offensive groupe

    L’ID.Polo sera fabriquée dans l’usine SEAT/CUPRA de Martorell, près de Barcelone. Ce site devient un hub majeur de l’électromobilité pour le groupe Volkswagen en Europe du Sud. Une nouvelle usine d’assemblage de cellules batteries (investissement de 300 millions d’euros) y sera opérationnelle dès 2026 pour fournir les packs localement.

    Thomas Schäfer, CEO de la marque Volkswagen, résume l’ambition : « L’ID.Polo marque le début d’une nouvelle ère : design frais, utilisation intuitive, qualité premium et prix attractif. En 2026, nous lancerons six nouveaux modèles 100 % électriques – tous portant fièrement l’ADN Volkswagen. »

    Avec son tarif agressif, ses autonomies réalistes et sa praticité familiale, l’ID.Polo a tous les atouts pour devenir la référence des citadines électriques abordables en Europe. Elle incarne le virage stratégique de Volkswagen : volume, accessibilité et technologie allemande pour accélérer la transition électrique du plus grand nombre.

    Le campus écolo de Stellantis à Poissy rafle un troisième prix prestigieux

    grEEn-campus poissy stellantis
    grEEn-campus poissy stellantis

    Le grEEn-campus récompensé au SIMI 2025 pour son innovation environnementale – Construit en 21 mois seulement avec neutralité carbone promise

    Stellantis continue de faire parler son campus nouvelle génération de Poissy. Le grEEn-campus vient de décrocher le prix « Coup de cœur du jury » lors des Grands Prix SIMI 2025, événement phare du Salon de l’investissement immobilier qui s’est tenu début décembre à Paris. Cette troisième distinction en quelques mois confirme que le constructeur automobile a frappé fort avec ce projet architectural ambitieux livré cette année.

    Cette récompense s’ajoute aux deux précédentes déjà empochées : le Prix de l’Innovation constructive décerné par Le Classement des Promoteurs, et le trophée de Meilleure opération immobilière remis par Républik Immo. Trois prix majeurs qui valident l’approche radicalement nouvelle adoptée par Stellantis pour ses locaux tertiaires. Le jury d’experts du SIMI a particulièrement salué l’excellence environnementale et l’innovation au service du bien-être des employés.

    Deux grands E pour Environnement et Employés

    Le nom même du campus affiche la couleur : grEEn-campus avec deux grands E. Cette typo inhabituelle incarne l’engagement dual de Stellantis pour l’Environnement d’un côté, les Employés de l’autre. Un message marketing appuyé mais qui correspond à une réalité architecturale concrète.

    Situé en bordure de Seine sur l’emplacement d’anciens ateliers d’emboutissage et de ferrage, ce complexe de 72 000 mètres carrés accueille désormais les équipes du constructeur dans dix bâtiments flambant neufs. Huit sont dédiés aux activités tertiaires et à la recherche-développement. Les deux autres abritent les moyens d’essais nécessaires à la conception des futurs véhicules.

    Sept mille cinq cents collaborateurs y sont affectés au total, même si seulement 2 500 d’entre eux s’y trouvent physiquement chaque jour en moyenne. Cette différence s’explique par le télétravail désormais généralisé chez Stellantis comme dans la plupart des grandes entreprises. Le campus a été conçu dès l’origine pour ce nouveau mode d’organisation où les bureaux deviennent des lieux de rencontre et de collaboration plutôt que de simples postes de travail individuels.

    Une prouesse environnementale à tous les étages

    Le campus ne se contente pas d’arborer une façade verte pour faire joli. L’approche environnementale traverse tout le projet depuis sa conception jusqu’à son exploitation. Le label E+C- niveau E3C2 obtenu récemment en atteste officiellement. Cette certification anticipe la future réglementation environnementale 2025 et place le grEEn-campus parmi les bâtiments les plus performants de France.

    L’ensemble immobilier fonctionne à énergie positive, ce qui signifie qu’il produit plus d’électricité qu’il n’en consomme sur l’année. Les panneaux photovoltaïques installés sur les toits des bâtiments et le parking génèrent 1 430 kilowatts-crête. Cette production locale couvre largement les besoins énergétiques quotidiens et injecte le surplus sur le réseau public.

    Les choix architecturaux visent également la résilience face au changement climatique. Les performances thermiques ultra-poussées maintiennent le confort intérieur même lors de canicules sévères. Les occupants n’ont pas besoin de pousser la climatisation à fond, ce qui réduit drastiquement la consommation énergétique. Des façades à ossature bois, du béton bas carbone, des dalles actives, des modules de traitement d’air décentralisés : chaque élément technique a été optimisé pour minimiser l’empreinte carbone.

    Le promoteur et le constructeur se sont même engagés sur un objectif de neutralité carbone en exploitation via un contrat de performance énergétique. Cette approche novatrice fédère toutes les parties prenantes autour d’un but commun chiffré et vérifiable. Pas de greenwashing flou ici, mais des engagements contractuels précis avec des pénalités en cas de non-respect.

    Vingt et un mois seulement de construction

    L’approche constructive hors-site utilisée pour des éléments modulaires du bâtiment a permis une prouesse : construire ce mastodonte en seulement 21 mois. Soit deux fois plus rapidement qu’avec des méthodes traditionnelles selon Stellantis. Cette vitesse d’exécution s’explique par la préfabrication en usine de nombreux composants ensuite assemblés sur site comme un gigantesque Lego.

    Cette industrialisation de la construction présente aussi des avantages écologiques. La fabrication en usine génère moins de déchets que le chantier classique. Les conditions contrôlées garantissent une qualité constante. Le transport des modules préfabriqués optimise la logistique comparé aux allers-retours incessants des camions sur un chantier traditionnel.

    Vingt et un mois de travaux pour un campus de 72 000 mètres carrés, c’est impressionnant. À titre de comparaison, un immeuble de bureaux classique de taille équivalente demande généralement entre trois et quatre ans de construction. Stellantis a donc divisé par deux la durée du chantier tout en visant une qualité environnementale supérieure.

    Une architecture pensée pour les interactions humaines

    L’autre grand E du grEEn-campus concerne les Employés. Stellantis a conçu les lieux pour favoriser les rencontres et les échanges entre collaborateurs. L’architecture horizontale privilégie des bâtiments de seulement quatre étages maximum. Cette faible hauteur crée une échelle humaine qui casse les codes des tours de bureaux traditionnelles où chaque étage constitue un silo isolé.

    Les bâtiments s’articulent autour d’atriums lumineux et se connectent par des rues couvertes. Cette configuration pousse naturellement les gens à se croiser, se parler, échanger des idées. Le hasard des rencontres dans ces espaces de circulation stimule la créativité et la collaboration informelle, souvent plus productive que les réunions officielles.

    Au cœur du dispositif trône Cassiopeia, un espace sous verrière à la jonction de plusieurs bâtiments. Conçu comme une vraie place de village, il regroupe restaurants, cafés, zones de détente et divers services. Cette place centrale devient le point de ralliement naturel où se retrouver entre deux réunions ou pour déjeuner ensemble.

    L’accent mis sur la lumière naturelle change radicalement l’ambiance comparé aux open spaces classiques éclairés au néon. Les matériaux écologiques créent une atmosphère plus chaleureuse. Le confort thermique évite ces bureaux glacés en été et étouffants en hiver. Vingt mille mètres carrés d’espaces verts entourent les bâtiments avec 450 arbres plantés et 80 000 plantes vivaces. Cette végétation omniprésente apporte un lien direct avec la nature même en pleine zone industrielle.

    Poissy, berceau historique de l’automobile française

    Le choix de Poissy pour ce campus nouvelle génération n’est pas anodin. Ce site aux portes de Paris possède un héritage automobile unique. Construit par Ford en 1938, racheté successivement par Simca en 1954, Chrysler en 1964, puis PSA Peugeot Citroën en 1978, l’usine a traversé presque un siècle d’histoire industrielle française.

    Le Centre d’Expertise Métiers et Régions (CEMR) s’y développe progressivement depuis 2003. Le premier bâtiment est inauguré cette année-là, suivi d’un second en 2006. En 2022, plusieurs entités FCA rejoignent le site. Puis en 2023, une partie du département R&D basé à Vélizy déménage à Poissy. Le grEEn-campus livré en 2025 parachève cette concentration des activités tertiaires et de recherche du groupe sur ce site historique.

    Cette stratégie immobilière vise à regrouper les équipes dispersées dans plusieurs implantations franciliennes. La concentration géographique facilite les synergies, réduit les temps de trajet entre sites, optimise les coûts immobiliers. Et surtout, elle crée un vrai campus d’entreprise où l’on peut croiser n’importe quel collègue plutôt que des bureaux éclatés où chaque service reste isolé.

    Un modèle qui va essaimer en Europe

    Stellantis ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’esprit du grEEn-campus de Poissy va inspirer d’autres projets similaires sur les sites de Rüsselsheim en Allemagne et Mirafiori en Italie. Les livraisons sont prévues pour 2027 sur ces deux implantations majeures du groupe.

    Cette duplication du modèle témoigne de la satisfaction de Stellantis vis-à-vis de son premier campus nouvelle génération. Quand un concept fonctionne, autant le répliquer ailleurs plutôt que de réinventer la roue. Les leçons apprises à Poissy profiteront aux projets suivants qui pourront éviter certains écueils.

    Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines et du développement durable chez Stellantis, résume l’ambition : « Cette distinction salue la réalisation d’un campus résolument tourné vers l’avenir. Le grEEn-campus de Poissy est une démonstration de ce que l’immobilier durable peut accomplir, au service du bien-être de nos collaborateurs et de la transition énergétique. »

    Huit cent quatre-vingts places de parking avec bornes électriques

    Détail révélateur : le campus dispose de 880 nouvelles places de stationnement équipées de près de 200 bornes de recharge électrique. Ce ratio d’une borne pour quatre ou cinq places anticipe clairement la conversion progressive du parc automobile des salariés vers l’électrique.

    Stellantis fabrique des voitures électriques. Logique donc d’équiper massivement son propre parking pour que les employés puissent recharger pendant leur journée de travail. Cette infrastructure de recharge constitue aussi un argument de recrutement non négligeable pour attirer les talents qui hésitent à passer à l’électrique faute de possibilité de recharge à domicile.

    Les quinze mille mètres carrés désartificialisés méritent également d’être soulignés. Plutôt que de bétonner chaque centimètre carré, Stellantis a rendu ces surfaces à la nature. Cette désartificialisation permet l’infiltration naturelle des eaux de pluie, favorise la biodiversité locale, crée des îlots de fraîcheur lors des canicules.

    Ce grEEn-campus de Poissy pourrait bien devenir une référence incontournable de l’immobilier tertiaire durable en France. Les trois prix déjà empochés en quelques mois, dont ce prestigieux Coup de cœur du jury du SIMI 2025, valident largement les choix architecturaux et environnementaux de Stellantis. Reste maintenant à voir si les employés qui y travaillent quotidiennement partagent cet enthousiasme des jurys professionnels. Car le plus beau campus du monde ne vaut rien si ceux qui l’occupent ne s’y sentent pas bien.

    Audi GT50 Concept : les apprentis célèbrent les 50 ans du cinq cylindres avec un hommage radical

    Audi GT50 Concept
    Audi GT50 Concept

    Pour anticiper les 50 ans du mythique moteur cinq cylindres (né en 1976 dans l’Audi 100 et célébré officiellement en 2026), Audi a dévoilé en décembre 2025 le GT50 Concept. Ce one-off spectaculaire, réalisé par 14 apprentis du site de Neckarsulm, transforme une Audi RS 3 en une machine de course inspirée des légendes IMSA GTO et Trans-Am des années 80-90.

    Un projet pédagogique ambitieux

    Pour la cinquième année consécutive, Audi confie à ses apprentis un projet complet : de la conception à la réalisation. Pendant six mois, ces 14 jeunes talents (carrosserie, mécanique, peinture) ont travaillé sous la direction de Timo Engler, responsable formation à Neckarsulm.

    « Les idées développées et mises en œuvre sont vraiment remarquables », souligne Timo Engler, fier de son équipe.

    La base : une Audi RS 3 actuelle, dépouillée de son intérieur et de nombreux éléments (capot, portes, toit d’origine) pour une transformation radicale orientée piste.

    Des clins d’œil techniques audacieux

    L’un des exploits : l’intégration parfaite du toit d’une ancienne Audi 80, mesuré au millimètre près à Ingolstadt.

    La carrosserie, composée de six panneaux en plastique renforcé de fibres de verre (GFK), a été finie à la main par les apprentis. Arne Gebert et Tom Knörzer citent ce travail comme le plus challenging.

    À l’arrière, un immense aileron et un diffuseur massif dominent, tandis que des jantes turbofan évoquent les roues des Audi victorieuses au Mans.

    Arceau de sécurité artisanal et cœur cinq cylindres

    L’arceau de sécurité, entièrement cintré et soudé à la main, représente des semaines de travail intensif. « Chaque tube a été mesuré et cintré individuellement », explique Tom Knörzer.

    Au cœur du GT50 : le 2.5 TFSI de la RS 3 (401 ch dans sa version actuelle), conservé pour honorer la sonorité et le caractère unique du cinq cylindres, pilier de l’ADN sportif Audi depuis 50 ans.

    Présentation émouvante et symbole d’avenir

    La livrée finale, réalisée par les apprentis peintres comme Lawend Mohamad, a été dévoilée lors de la réunion annuelle de l’usine devant 3 200 collaborateurs, sous des applaudissements nourris.

    Xavier Ros, membre du directoire RH d’Audi, salue : « Ce projet démontre l’innovation, la passion et l’esprit d’équipe de la nouvelle génération. »

    Le GT50 Concept n’est pas seulement un hommage au passé glorieux du cinq cylindres (rallyes, circuits US). Il illustre la transmission du savoir chez Audi : entre héritage technique et talents émergents, pour un avenir toujours tourné vers la performance.

    Un exercice de style ? Non, un prototype professionnel signé par la relève des quatre anneaux.

    Morgan célèbre 25 ans de partenariat moteur avec BMW : une exposition inédite de 14 modèles emblématiques

    Morgan Supersport 2026
    Morgan Supersport 2026

    Le constructeur britannique Morgan Motor Company, basé à Malvern, marque un jalon historique en décembre 2025 : 25 ans de collaboration technique et de fourniture de moteurs avec BMW. Cette relation, initiée en 2000 avec l’Aero 8, reste solide et essentielle pour les performances des sportives Morgan actuelles et passées.

    Un partenariat fondé sur performance et fiabilité

    Tout commence en 2000 avec la Morgan Aero 8, première Morgan moderne à recevoir un V8 BMW (4.4L M62, puis évolutions jusqu’à 4.8L N62). Ce choix remplace le Rover V8 et propulse Morgan dans l’ère contemporaine, offrant puissance, fiabilité et caractère adaptés au châssis léger en aluminium.

    Au fil des ans, BMW fournit V8 pour les Aero 8, Aero SuperSports, AeroMax, Plus 8 (y compris GTR et éditions limitées), puis six cylindres en ligne turbo (B58) pour la Plus Six et le nouveau Supersport, et quatre cylindres (B48) pour la Plus Four actuelle.

    Matthew Hole, Managing Director de Morgan, déclare : « BMW est un partenaire technique de confiance depuis un quart de siècle. Leurs moteurs offrent la fiabilité, la performance et le caractère qui soutiennent l’expérience de conduite Morgan, délivrant une joie de conduite pure depuis 25 ans. »

    Ce partenariat permet à Morgan de combiner artisanat traditionnel (châssis aluminium collé CX-Generation depuis 2019) avec technologie allemande de pointe.

    Une exposition spectaculaire de 14 voitures

    Pour célébrer cet anniversaire, Morgan réunit pour la première fois 14 modèles emblématiques propulsés par BMW, couvrant 25 ans d’évolution. Parmi eux :

    • L’Aero 8 de 2004 ayant participé aux 24 Heures du Mans (LMGT).
    • Des Plus 8 classiques et GTR.
    • Une Plus Four de course (2020, partenariat Université de Wolverhampton).
    • Des Aero SuperSports, AeroMax et variantes racing.
    • Des exemplaires récents comme Plus Four et Plus Six.

    Cette ligne-up illustre la diversité Morgan : du purisme lightweight aux GT performantes, en passant par des éditions limitées.

    L’exposition met en lumière comment BMW a contribué au retour de Morgan aux États-Unis (Plus Four homologuée grâce au moteur compliant) et à son succès en compétition.

    Un avenir prometteur

    Morgan assure que cette collaboration reste « solide et durable », fondement technique pour les futurs modèles. Le récent Supersport (335 ch B58) et la Plus Four (255 ch B48) en sont les preuves vivantes.

    En 2025, ce quart de siècle symbolise l’alliance parfaite entre tradition britannique et ingénierie allemande : artisanat manuel, design intemporel et performances modernes pour une joie de conduite intacte.

    Honda lance Heritage Works : un service dédié à la restauration des modèles classiques, à commencer par la NSX

    Honda Heritage Works - un service dédié à la restauration des modèles classiques
    Honda Heritage Works - un service dédié à la restauration des modèles classiques

    Honda annonce le lancement de Honda Heritage Works, un nouveau programme dédié à l’entretien et à la restauration de ses modèles sportifs classiques. Ce service démarrera officiellement le 1er avril 2026, avec la légendaire NSX de première génération (1990-2005) comme modèle inaugural.

    Deux piliers : pièces repro et restauration usine

    Honda Heritage Works repose sur deux services complémentaires :

    • Honda Heritage Parts : Reproduction de pièces genuines discontinuées. Deux catégories :
    • Pièces « reprint » : fidèles aux originales (mêmes matériaux et procédés).
    • Pièces « compatibles » : modernisées avec des matériaux actuels pour plus de durabilité.
      Ces pièces seront disponibles mondialement via le réseau de distribution Honda standard, dès avril 2026.
    • Honda Restoration Service : Restauration complète en usine, réalisée par des techniciens spécialisés à l’usine de Takanezawa (préfecture de Tochigi, Japon), où la NSX était autrefois produite. Ce service remplace et étend l’ancien « NSX Refresh Plan ».

    Les demandes de restauration pour la NSX (code NA1-100) seront acceptées dès début janvier 2026 via les concessionnaires Honda au Japon. Les travaux commenceront en avril. Les détails (procédure, tarifs) seront publiés sur le site officiel en janvier.

    Pourquoi la NSX en premier ?

    La NSX première génération, supercar à moteur central qui a défié Ferrari et Porsche, est un choix naturel. Honda vise à préserver « l’âme » de ces modèles : non pas une modernisation, mais une résurrection fidèle des sensations de conduite originelles. Le programme s’étendra à d’autres modèles sportifs classiques à l’avenir (S2000 ? Civic Type R anciennes ? À suivre…).

    Pour les propriétaires hors Japon, la bonne nouvelle est l’accès global aux pièces. La restauration reste pour l’instant limitée au Japon (transport du véhicule requis), mais Honda n’exclut pas une extension.

    Un site dédié déjà en ligne

    Le site officiel Honda Heritage Works a été lancé le 12 décembre 2025. Il présente la philosophie du programme et annonce les détails à venir en janvier 2026 (prototypes de restauration, catalogue pièces).

    Ce programme s’inscrit dans une tendance chez les constructeurs japonais (Nissan, Toyota, Mazda) qui multiplient les initiatives heritage pour soutenir leurs icônes vieillissantes. Pour les fans de Honda, c’est une excellente nouvelle : la NSX et d’autres légendes pourront rouler encore des décennies.

    Le chinois BAIC va assembler des véhicules en Espagne en partenariat avec le constructeur Santana

    BAIC signe son accord avec Santana Motors
    BAIC signe son accord avec Santana Motors

    Le constructeur chinois BAIC Group et la marque espagnole ressuscitée Santana Motors ont officialisé un accord de collaboration majeur lors de la réouverture de l’usine historique de Linares (Andalousie, Espagne).

    Ce « mariage » industriel permet à BAIC d’accéder rapidement au marché européen tout en contournant les lourdes taxes douanières sur les véhicules importés de Chine.

    Une usine espagnole relancée pour assembler des modèles BAIC

    L’usine Santana Factory de Linares, inactive depuis 2011, a repris sa production avec le pick-up Santana 400 (diesel et PHEV). Mais le cœur du partenariat réside dans l’assemblage local de cinq SUV BAIC à partir de mi-2026.

    Les véhicules arriveront en format SKD (Semi Knocked Down) depuis la Chine pour un montage final en Espagne. Cette production locale qualifie les modèles comme « made in Europe », évitant les droits de douane élevés (jusqu’à 100 % sur certains EV chinois) imposés par l’UE.

    La gamme prévue inclut :

    • Deux SUV moyens
    • Un SUV compact
    • Deux grands SUV tout-terrain

    Parmi eux, des dérivés des BAIC BJ30 (SUV hybride familial de 409 ch) et BJ40 (véritable 4×4 pur et dur, diesel ou PHEV), adaptés au goût européen avec un design spécifique Santana.

    Une stratégie gagnant-gagnant

    Pour Santana Motors, ce partenariat redonne vie à une marque historique spécialisée dans les tout-terrain (anciennement sous licence Land Rover). Edu Blanco, CEO de Santana, parle d’un « jour clé dans l’histoire » de l’entreprise.

    Pour BAIC, c’est une porte d’entrée privilégiée en Europe. Li Hui, Deputy CEO de BAIC, s’est dit « privilégié » de participer à ce « moment historique ». L’accord prévoit aussi un développement conjoint de modèles exclusifs Santana sur plateformes BAIC, avec un style propre à la marque espagnole.

    Les modèles seront introduits progressivement entre 2026 et 2028, couvrant les segments porteurs des SUV et 4×4, en concurrence avec Toyota, Jeep ou Land Rover, mais à des prix plus compétitifs.

    Contre les taxes douanières : une tendance chez les chinois

    Ce montage industriel rappelle d’autres initiatives chinoises pour contourner les barrières européennes : Chery avec Ebro, Dongfeng avec des partenariats locaux, ou BYD qui construit sa propre usine en Hongrie. L’assemblage en Europe permet non seulement d’éviter les surtaxes, mais aussi de bénéficier d’une image « locale » et de créer des emplois.

    À Linares, ce projet symbolise une renaissance économique pour une région marquée par la fermeture de l’ancienne usine Santana en 2011.

    Avec ce partenariat, BAIC pose solidement ses roues en Europe, tandis que Santana renaît avec des technologies modernes et une ambition tout-terrain affirmée.

    20 ans après : Peugeot 107 et 1007, deux visions opposées de la citycar urbaine

    Peugeot 107
    Peugeot 107

    En 2005, Peugeot lançait deux modèles compacts radicalement différents, mais unis par une ambition commune : réinventer la mobilité en ville. La Peugeot 107 et la Peugeot 1007, présentées la même année, illustrent deux approches contrastées de l’utilitaire urbain.

    L’une mise sur la simplicité et la légèreté, l’autre sur l’innovation technologique et le comfort premium. Vingt ans plus tard, ces deux lionnes restent des symboles d’une époque charnière pour le segment des citycars.

    Peugeot 107 : l’essence de la citycar légère et fiable

    Issue du projet B-Zero en collaboration avec Citroën (C1) et Toyota (Aygo), la Peugeot 107 incarne la citycar « pure ». Avec ses 3,43 mètres de long et un poids plume de moins de 800 kg, elle se faufile partout comme un scooter.

    Son moteur principal, le 1.0 trois cylindres de 68 ch (développé avec Toyota), brille par sa vivacité et sa sobriété : moins de 5 L/100 km en moyenne. L’option diesel 1.4 HDi offre une couple généreux pour les trajets mixtes. Équipée d’airbags multiples, ABS et ESP, elle surprend par sa sécurité et sa robustesse.

    Produite jusqu’en 2014, la 107 a conquis un large public : néopatentés, commuters urbains et familles pour une seconde voiture. Aujourd’hui, sur le marché de l’occasion, elle reste une valeur sûre, appréciée pour sa fiabilité légendaire et ses coûts d’entretien bas. Une réussite commerciale qui a perduré près d’une décennie.

    Peugeot 1007 : l’audace des portes coulissantes et du comfort modular

    À l’opposé, la Peugeot 1007 ose tout. Inspirée du concept Sesame de 2002, elle introduit une innovation inédite dans le segment : deux portes latérales électriques coulissantes, facilitant l’accès en espaces restreints.

    Peugeot 1007
    Peugeot 1007

    Signée Pininfarina, sa silhouette haute et carrée évoque une mini-monovolume élégante, avec la calandre emblématique Peugeot. À l’intérieur, modularité reine : sièges arrière indépendants, escamotables et amovibles, kits Cameleo pour personnaliser l’habitacle, et finitions haut de gamme. Cinq étoiles Euro NCAP couronnent sa sécurité.

    Moteurs plus variés (1.4 et 1.6 essence/diesel, jusqu’à 110 ch) et boîte 2-Tronic optionnelle complètent l’offre. Malgré son prix premium et un poids plus élevé, la 1007 vise un public cherchant comfort et originalité. Produite jusqu’en 2009 (ou 2010 selon marchés), elle n’a pas eu de successeur direct, devenant un modèle culte, recherché par les collectionneurs comme « instant classic ».

    Deux routes divergentes pour la mobilité urbaine

    La 107 et la 1007 reflètent les évolutions du marché en 2005 : d’un côté, l’essor des citycars low-cost et fiables face à la congestion urbaine ; de l’autre, la quête d’innovation pour différencier les utilitaires. La première triomphe par sa simplicité intemporelle, la seconde fascine par son audace, malgré un succès commercial modéré (les portes coulissantes, coûteuses à produire et réparer, ont freiné les ventes).

    Vingt ans après, la 107 (et ses sœurs C1/Aygo) inspire encore les citadines actuelles comme l’Aygo X, tandis que la 1007 préfigure les crossovers modulaires modernes. Peugeot démontrait alors sa créativité : essentialité d’un côté, extravagance de l’autre. Deux visions opposées, mais complémentaires, pour conquérir la jungle urbaine du nouveau millénaire.

    Maserati place 2025 sous le signe de l’inclusion et révèle la force du leadership féminin

    Maserati valorise le leadership féminin
    Maserati valorise le leadership féminin

    En 2025, la marque au Trident a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de diversité et d’inclusion. À travers les actions du Maserati Women’s Business Resource Group – BRG Donna, le constructeur italien confirme sa volonté de valoriser les talents féminins et de bâtir une culture d’entreprise plus ouverte, collaborative et représentative de son identité internationale.

    Une année 2025 marquée par l’engagement et la réussite collective

    L’année qui s’achève aura été particulièrement riche pour Maserati sur le terrain de l’inclusion. Le BRG Maserati Donna, communauté interne portée par les collaborateurs eux-mêmes, s’est imposé comme un acteur clé de cette dynamique. Son objectif est clair : créer des espaces d’échange, encourager le soutien mutuel et offrir de réelles opportunités de développement professionnel, au-delà des frontières culturelles et hiérarchiques.

    Cette démarche s’inscrit dans une évolution plus large du groupe. Ces dernières années, Maserati a enregistré une progression notable de la présence féminine à des postes stratégiques, y compris au sein de son conseil d’administration. Une orientation assumée vers des modèles de gouvernance plus équilibrés, en phase avec les attentes contemporaines des entreprises internationales.

    BRG Maserati Donna, une communauté volontaire et transversale

    Le BRG Maserati Donna repose sur un principe fondamental : l’engagement volontaire. Les membres proviennent de fonctions, de pays et de parcours très variés. Cette diversité constitue l’ADN même du projet, pensé comme un catalyseur de conversations authentiques et de prises de conscience collectives.

    En 2025, cette communauté a déployé un calendrier dense d’initiatives, témoignant de sa vitalité et de sa capacité à mobiliser largement. Chaque événement a été conçu comme un moment de dialogue, d’écoute et de partage d’expériences, avec une attention particulière portée à l’interactivité.

    Des événements fédérateurs tout au long de l’année

    Le programme a débuté en mars avec l’International Women’s Day, qui a rassemblé de nombreux collaborateurs autour d’une session d’échanges ayant généré plus de cinquante contributions. En avril, le workshop d’allyship “Through Her Eyes” a renforcé l’implication de la direction et d’intervenants externes, favorisant une réflexion collective sur les biais et la solidarité professionnelle.

    En juin, la rencontre “Breaking Through & Lifting Others – Two Generations, One Journey” a rencontré un fort écho en ligne. Elle s’inscrivait dans le cadre des Inspirational Talks, une série de discussions ouvertes à des intervenants issus d’univers variés, tels que la musique, le monde académique ou la mode.

    Le second semestre a confirmé cet élan. En septembre, l’événement “From Heritage to the Future”, organisé au Musée Panini, a proposé un dialogue intergénérationnel autour de l’identité et de l’appartenance. En octobre, la participation à l’International Day of the Girl Child a donné lieu à de nombreuses contributions créatives. Enfin, en novembre, un workshop consacré au syndrome de l’imposteur est venu enrichir ce parcours déjà dense.

    Une participation en hausse et une allyship de plus en plus visible

    L’un des enseignements majeurs de 2025 réside dans l’augmentation constante de la participation aux initiatives du BRG. Les formats digitaux ont progressivement laissé place à davantage d’événements en présentiel, renforçant les liens entre collaborateurs.

    Autre signal fort : l’implication croissante des hommes. Cette évolution souligne que l’allyship n’est pas un engagement isolé, mais un indicateur tangible d’un changement culturel partagé, essentiel à la réussite des politiques de diversité et d’inclusion.

    Maserati confirme ses ambitions pour 2026

    Forte de ces résultats, Maserati entend poursuivre et amplifier cette dynamique en 2026. L’objectif est d’élargir encore la participation et de structurer une communauté transversale, capable de nourrir des échanges sincères sur la diversité, l’équité et l’inclusion, tout en renforçant le sentiment d’appartenance.

    Santo Ficili, COO de Maserati, souligne : « BRG Maserati Donna illustre concrètement l’impact que peuvent avoir la collaboration spontanée et le partage d’expériences sur la culture d’entreprise. Nous sommes fiers du chemin parcouru et continuerons à investir dans la valorisation des talents. »

    Julie Taieb-Doutriaux, Chair du BRG Maserati Donna, ajoute : « Notre ambition est de créer des espaces sûrs et stimulants, où chacun se sente soutenu. En trois ans, nous avons bâti une communauté diverse et dynamique, composée de femmes et d’hommes engagés et fiers d’en faire partie. »

    Avec cette vision affirmée, Maserati confirme que la performance durable passe aussi par l’humain, l’inclusion et la reconnaissance de tous les talents.

    Citroën C5 Aircross : le SUV finaliste du Car of the Year 2026 impressionne à Balocco

    Citroen C5 Aircross 2026
    Citroen C5 Aircross 2026

    Le nouveau SUV Citroën C5 Aircross s’est illustré au cœur du très exigeant centre d’essais de Balocco, en Italie, lors d’un événement organisé par le mensuel Auto.

    Un rendez-vous stratégique, puisque les sept finalistes du prestigieux prix « Car of the Year 2026 » y ont été soumis à une batterie de tests dynamiques, sous l’œil attentif des jurés internationaux. Parmi eux, le C5 Aircross a clairement marqué les esprits.

    Une place parmi l’élite européenne

    Sélectionné parmi plus de cinquante modèles, le nouveau C5 Aircross fait désormais partie du cercle très fermé des sept finalistes du Car of the Year 2026. Le jury, composé de journalistes automobiles représentant 23 pays européens, a salué un modèle sans distinction de motorisation, preuve de la cohérence globale du projet.

    Pour Citroën, cette nomination n’est pas anodine. Le C5 Aircross incarne aujourd’hui le SUV le plus spacieux, le plus confortable et le plus technologique jamais produit par la marque, tout en venant parachever une gamme entièrement renouvelée, du quadricycle Ami jusqu’aux véhicules utilitaires.

    Balocco : un terrain d’essai sans concession

    Inauguré en 1962, le Balocco Proving Ground est une référence mondiale en matière de développement automobile. Avec 27 pistes réparties sur 5,5 km², le site permet de reproduire presque toutes les situations de conduite réelles.

    Lors de cette session, les finalistes ont été confrontés à plusieurs épreuves clés :

    • Test de l’élan à 50 km/h, pour évaluer la stabilité et la réaction face à un obstacle soudain.
    • Slalom à 30 km/h, révélateur de l’agilité et de la précision de la direction.
    • Essais sur revêtements dégradés, du pavé belge aux routes ondulées, souvent impitoyables pour les suspensions et les assemblages.

    La journée s’est conclue par un parcours inspiré des routes vallonnées des Langhe, mêlant courbes rapides, montées, descentes et lignes droites, idéal pour juger l’équilibre global, le freinage et le confort dynamique.

    Un confort de référence dans le segment C-SUV

    Positionné sur un segment stratégique en Europe, le nouveau Citroën C5 Aircross a été pensé comme un véritable refuge roulant. Fidèle à l’ADN de la marque, il mise avant tout sur le bien-être à bord.

    Les suspensions Advanced Comfort, associées aux butées hydrauliques progressives, transforment les imperfections de la route en simples ondulations. Le résultat est frappant : même sur les pistes les plus exigeantes de Balocco, le SUV donne l’impression de glisser sur un tapis volant.

    Un habitacle conçu comme un salon

    À l’intérieur, Citroën pousse le concept encore plus loin avec un habitacle baptisé Advanced Comfort Zen. La planche de bord adopte un « Sofa Design« , long et horizontal, habillé de matériaux moussés de haute qualité, prolongés jusque dans les portes et les sièges.

    L’ambiance est renforcée par un éclairage d’ambiance étendu, personnalisable parmi huit couleurs, une première pour la marque. Chaque détail rappelle l’univers du mobilier contemporain, loin de l’approche automobile classique.

    L’ergonomie n’est pas en reste :

    • Head-Up Display
    • Écran tactile central Waterfall, le plus grand jamais proposé par Stellantis
    • Instrumentation numérique claire et lisible

    Tout est conçu pour réduire la charge mentale du conducteur et favoriser une conduite apaisée.

    Un espace arrière digne d’une grande routière

    Grâce à un empattement de 2,78 mètres, le C5 Aircross établit une nouvelle référence dans sa catégorie. Les passagers arrière bénéficient d’un espace aux genoux comparable à celui de la Citroën C5 X, avec 51 mm supplémentaires par rapport à la génération précédente.

    La garde au toit progresse également, offrant 68 mm de plus pour les passagers de grande taille. Les dossiers inclinables, entre 21° et 33°, renforcent encore la sensation de voyager en classe confort.

    Une gamme 100 % électrifiée, sans compromis

    Le nouveau C5 Aircross marque une étape majeure pour Citroën avec une gamme entièrement électrifiée.

    • Version 100 % électrique Comfort Range :
    • 210 ch (157 kW)
    • Batterie de 73 kWh
    • Autonomie jusqu’à 520 km
    • Version 100 % électrique Long Range (à venir) :
    • 230 ch (170 kW)
    • Batterie de 97 kWh
    • Autonomie annoncée jusqu’à 680 km

    S’y ajoutent :

    • Hybrid 145 Automatique, proposée dès 28 900 euros
    • Plug-in Hybrid 195 Automatique, pour ceux qui veulent allier polyvalence et sobriété

    Citroën et le Car of the Year : une histoire de caractère

    Avec cette nouvelle nomination, le C5 Aircross s’inscrit dans une lignée prestigieuse. Avant lui, la C3/ë-C3, la C4, mais aussi des icônes comme la GS, la CX ou la XM ont marqué l’histoire du trophée.

    Un point commun unit ces modèles : l’audace, l’innovation et le confort, trois piliers que le nouveau SUV C5 Aircross revendique pleinement.

    Un sérieux prétendant au titre

    À Balocco, le message est clair : le nouveau Citroën C5 Aircross ne se contente pas d’être finaliste. Il affiche des arguments solides, une identité forte et une approche du confort unique sur le marché. Autant d’atouts qui pourraient bien le propulser, en 2026, tout en haut du podium européen.

    Nomination : Alfa Romeo nomme Eugenio Franzetti à la tête du Marketing

    Eugenio Franzetti nouveau Reponsable Marketing Alfa Romeo
    Eugenio Franzetti nouveau Reponsable Marketing Alfa Romeo

    Alfa Romeo annonce la nomination d’Eugenio Franzetti au poste de responsable du marketing, avec effet immédiat. Il reportera directement à Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo et COO de Maserati. Cette arrivée marque une étape clé dans le repositionnement international de la marque, à un moment charnière de son développement industriel et commercial.

    Un passage de relais stratégique au sein du groupe

    Eugenio Franzetti succède à Cristiano Fiorio, appelé à rejoindre Maserati pour y piloter les activités marketing, tout en conservant ses fonctions de directeur général de Bottega Fuoriserie. Ce changement s’inscrit dans une logique de continuité, mais aussi de renforcement, alors qu’Alfa Romeo entend consolider son image premium sur les principaux marchés mondiaux.

    Sous la direction de Cristiano Fiorio, la marque au Biscione a multiplié les projets structurants. Engagement en Formule 1, lancement de modèles emblématiques comme la 33 Stradale – symbole du retour d’Alfa Romeo dans l’univers des voitures sur mesure – campagnes de communication primées et partenariats ciblés ont contribué à redonner de la visibilité et de la désirabilité à la marque.

    Un parcours riche entre communication, ventes et compétition

    Eugenio Franzetti n’est pas un inconnu dans l’univers automobile européen. Son parcours, construit à la croisée du marketing, de la communication et du sport automobile, lui confère un profil particulièrement transversal. Il a notamment occupé des fonctions clés chez Peugeot Italie, où il était en charge de la communication et des compétitions, avant de piloter la communication de marques comme DS Automobiles, Citroën et Peugeot sur le marché italien.

    Il a ensuite pris la responsabilité des ventes de Citroën Italie, puis dirigé la communication de la marque Peugeot, avant d’être nommé directeur général de DS Automobiles en Italie. Plus récemment, il était à la tête de DS Performance, l’entité sportive du constructeur, et a également repris la direction du département compétition de Lancia, une mission qu’il continuera d’assurer à titre intérimaire en lien avec Stellantis Motorsport.

    Alfa Romeo face à un moment clé de son histoire

    Pour Santo Ficili, cette nomination s’impose comme une évidence. Le dirigeant souligne l’expertise d’Eugenio Franzetti dans le marketing automobile global et sa compréhension fine des codes du premium. Dans un contexte de transformation profonde du marché, Alfa Romeo cherche à affirmer une identité forte, capable de conjuguer héritage, sportivité et innovation.

    L’enjeu est double : renforcer la cohérence de la marque à l’échelle internationale et créer un lien émotionnel durable avec une communauté de passionnés particulièrement exigeante. Le storytelling, l’expérience client et la valorisation du patrimoine italien sont appelés à jouer un rôle central dans cette nouvelle phase.

    Une vision tournée vers l’héritage et l’innovation

    De son côté, Eugenio Franzetti se dit honoré de rejoindre une marque aussi chargée d’histoire. Il évoque un moment enthousiasmant dans la trajectoire d’Alfa Romeo, avec la volonté d’amplifier sa présence mondiale tout en restant fidèle à son ADN. Son ambition affichée consiste à s’appuyer sur l’héritage sportif et stylistique de la marque, tout en explorant de nouvelles manières de dialoguer avec les clients et les passionnés, sur tous les marchés.

    Dans un secteur automobile en pleine mutation, cette nomination confirme la volonté d’Alfa Romeo de miser sur une stratégie marketing affirmée, capable de soutenir ses ambitions industrielles et commerciales. Une nouvelle ère s’ouvre pour la marque italienne, avec un mot d’ordre clair : faire battre le cœur d’Alfa Romeo plus fort, partout dans le monde.

    Quand l’escrime suisse s’allie au raffinement automobile : DS Automobiles entre en piste

    DS automobile partenaire de l'escrime Suisse
    DS automobile partenaire de l'escrime Suisse

    L’escrime suisse et l’automobile premium parlent désormais le même langage. Swiss Fencing et DS Automobiles officialisent un partenariat qui dépasse largement le cadre du sponsoring sportif. Cette alliance repose sur des valeurs communes : exigence, précision, élégance et recherche constante de l’excellence. Autant de principes qui s’expriment aussi bien sur la piste d’escrime que sur la route.

    Dans un sport où chaque geste compte, où la rigueur et la maîtrise du détail font la différence, la fédération suisse a trouvé en DS Automobiles un partenaire à son image. La marque française, reconnue pour son design distinctif et son savoir-faire technologique, inscrit cette collaboration dans une vision durable et qualitative du partenariat sportif.

    Une vision partagée entre sport de haut niveau et automobile premium

    Pour Max Heinzer, président de Swiss Fencing, ce rapprochement est une évidence. Selon lui, DS Automobiles incarne une identité forte, en parfaite résonance avec l’ADN de l’escrime. Discipline d’exigence et de finesse, l’escrime exige rapidité, endurance et précision, des qualités que la fédération retrouve naturellement dans les modèles et la philosophie de la marque française.

    Du côté de DS Automobiles, l’enthousiasme est tout aussi marqué. Tristano Gallace, PR & Event Manager chez AC Automobile Suisse SA, souligne que les véhicules DS s’adressent à des conducteurs en quête d’exception, sensibles à la qualité, au design et aux technologies de pointe. Un positionnement qui trouve un écho naturel dans l’univers du sport de haut niveau.

    Un engagement concret au service des athlètes

    Ce partenariat ne se limite pas à une visibilité institutionnelle. Il se traduit par un soutien tangible aux acteurs de l’escrime suisse, des jeunes talents en formation jusqu’aux équipes nationales. DS Automobiles met notamment à disposition deux véhicules, un DS 7 et un DS N°4, pour les entraîneurs nationaux Daniel Jerent et Ronan Gustin.

    Lors des déplacements fréquents et parfois éprouvants liés aux compétitions internationales, le confort et la sérénité offerts par ces modèles deviennent de véritables alliés. Le véhicule n’est plus seulement un moyen de transport, mais un espace de récupération et de préparation, essentiel à la performance sportive.

    DS Automobiles, une histoire d’innovation et de style

    Si DS Automobiles est une marque relativement jeune en tant qu’entité indépendante, son héritage est profondément ancré dans l’histoire automobile française. Tout commence en 1955, lorsque Citroën dévoile la légendaire DS, symbole d’audace, de modernité et d’élégance. Depuis 2015, DS Automobiles poursuit cette tradition en développant une gamme premium affirmée.

    Aujourd’hui, la marque propose les SUV DS 3 et DS 7, la compacte DS N°4 et, plus récemment, le modèle 100 % électrique DS N°8. Une offre qui conjugue design, innovation technologique et transition énergétique, tout en conservant une identité forte.

    Cette continuité historique résonne aussi sur le plan personnel. Fabienne Suter, membre du comité et responsable marketing de Swiss Fencing, évoque avec émotion les souvenirs familiaux liés à la mythique DS, symbole de confort et de prestige, aujourd’hui réinterprété à travers les modèles modernes de la marque.

    Des avantages exclusifs pour toute la communauté de l’escrime

    L’un des points forts de ce partenariat réside dans ses retombées directes pour l’ensemble des licenciés. Tous les membres et titulaires de licence de Swiss Fencing bénéficieront prochainement de conditions préférentielles pour l’acquisition de véhicules DS Automobiles ou Citroën. Une initiative qui ancre ce partenariat dans une logique collective et inclusive, au bénéfice de toute la communauté de l’escrime suisse.

    Les modalités précises seront communiquées par la fédération, mais l’objectif est clair : faire profiter la base des retombées d’une alliance pensée sur le long terme.

    Une alliance appelée à durer

    En unissant l’escrime et l’élégance automobile, Swiss Fencing et DS Automobiles signent un partenariat cohérent, crédible et porteur de sens. Deux univers différents, mais animés par la même quête d’excellence, qui avancent désormais ensemble avec ambition. Une rencontre où la précision du geste rejoint le raffinement du design, pour écrire une nouvelle page, à la fois sportive et culturelle.

    Un Dacia Duster se retourne sur 50 mètres après avoir percuté un poteau : conducteur miraculeusement épargné

    Accident Dacia Duster Liège
    Accident Dacia Duster Liège

    Accident impressionnant à Clavier dans la nuit du 12 au 13 décembre – Le poteau sectionné provoque un second accident avec une Opel Corsa quelques minutes plus tard

    La route nationale 63 à hauteur de Clavier, en province de Liège, a été le théâtre d’un accident spectaculaire dans la nuit de vendredi à samedi. Vers 2 heures du matin, un conducteur au volant d’un Dacia Duster a perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter violemment un poteau électrique. Le choc a été si brutal que le poteau s’est sectionné complètement. Mais le drame ne s’arrête pas là : la voiture est ensuite partie en tonneaux dans une prairie adjacente, se retournant sur une distance de 50 mètres avant de s’immobiliser sur le toit.

    Par miracle, le conducteur s’en sort avec seulement des blessures légères. Un dénouement quasi-inexplicable au vu de la violence de l’accident et de la trajectoire chaotique du véhicule. Les images du Duster complètement retourné et de la prairie labourée par les tonneaux successifs donnent la mesure du choc subi.

    L’assoupissement au volant, cause probable du drame

    Selon les premières constatations, le conducteur se serait assoupi au volant. Cette hypothèse expliquerait la perte de contrôle soudaine et l’absence de trace de freinage avant l’impact. L’assoupissement au volant reste l’une des causes majeures d’accidents mortels sur les routes belges, particulièrement durant les heures nocturnes où la vigilance diminue naturellement.

    Rouler à 2 heures du matin sur une route nationale augmente considérablement les risques. La fatigue s’accumule, les paupières s’alourdissent, et quelques secondes d’inattention suffisent pour transformer un trajet banal en catastrophe. Le conducteur du Duster a vraisemblablement fermé les yeux quelques instants, déviant progressivement de sa trajectoire jusqu’à percuter le poteau situé en bord de chaussée.

    Le choc frontal avec le poteau électrique a dû être d’une violence inouïe. La force de l’impact a littéralement sectionné le poteau, le coupant net à sa base. Cette rupture témoigne de la vitesse à laquelle roulait le SUV roumain au moment de la collision. Un poteau électrique en béton ou en métal possède une résistance considérable. Le sectionner complètement demande une énergie cinétique colossale.

    Cinquante mètres de chaos dans la prairie

    Après avoir arraché le poteau, le Duster n’a pas terminé sa course. La voiture a quitté la chaussée pour s’enfoncer dans la prairie bordant la N63. C’est là que débute une séquence digne d’un film d’action : le véhicule part en tonneaux, se retournant plusieurs fois sur lui-même tout en continuant d’avancer.

    Cinquante mètres de tonneaux. Imaginez la scène : la voiture qui roule sur le toit, puis sur le côté, puis à nouveau sur le toit, encore et encore pendant un demi-terrain de football. Chaque rotation provoque un choc violent qui déforme la carrosserie, brise les vitres, arrache les éléments de carrosserie. Le bruit de la tôle qui se froisse, du verre qui explose, des pièces qui se détachent a dû résonner dans la nuit calme de cette campagne liégeoise.

    Le conducteur, attaché à son siège par la ceinture de sécurité, a subi toute la violence de ces rotations successives. Son corps projeté dans tous les sens, malmené à chaque impact, soumis à des forces G terribles. Que le Dacia se soit finalement immobilisé sur le toit ajoute encore au caractère dramatique de l’accident. Se retrouver pendu à l’envers dans l’habitacle déformé, dans le noir, probablement sonné par les chocs : le cauchemar absolu.

    Un second accident évité de justesse

    L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais le sort en a décidé autrement. Quelques minutes après le premier accident, une conductrice au volant d’une Opel Corsa emprunte la même portion de route. Elle ne peut pas deviner que le poteau électrique sectionné git en travers de la chaussée, invisible dans l’obscurité de la nuit.

    Sa voiture percute à son tour l’obstacle. Heureusement, ce second choc semble avoir été moins violent que le premier. La Corsa ne part pas en tonneaux, reste sur la route. La conductrice s’en tire indemne physiquement. Mais psychologiquement, découvrir dans ces conditions qu’on vient de heurter un poteau arraché par un autre accident quelques instants plus tôt doit représenter un sacré choc.

    Cet enchaînement illustre le danger que représente un accident initial sur une route. Les véhicules qui arrivent ensuite ne s’attendent à rien, roulent à vitesse normale, et peuvent percuter les débris ou obstacles créés par le premier sinistre. D’où l’importance capitale de baliser rapidement une zone d’accident et d’alerter immédiatement les secours.

    Une structure du Duster qui a fait son travail

    Le fait que le conducteur du Duster s’en sorte avec seulement des blessures légères tient du miracle. Mais pas seulement. La structure du véhicule a manifestement joué son rôle protecteur malgré les conditions extrêmes. Les ingénieurs de Renault (qui produit les Dacia) ont conçu une cellule de sécurité capable d’encaisser des chocs majeurs.

    Les Dacia souffrent parfois d’une réputation de véhicules d’entrée de gamme aux finitions basiques. Pourtant, en matière de sécurité passive, les modèles récents respectent les normes européennes strictes. Le Duster actuel a obtenu trois étoiles aux crash-tests EuroNCAP, un score moyen mais qui garantit quand même une protection minimale en cas d’accident.

    La cellule de survie, cette cage rigide qui entoure les occupants, a tenu bon malgré les multiples tonneaux. Les montants de toit n’ont pas cédé, préservant l’habitacle d’un écrasement fatal. Les airbags se sont déployés correctement, amortissant les chocs violents subis par le conducteur. Et surtout, la ceinture de sécurité a maintenu l’occupant solidement attaché à son siège, l’empêchant d’être éjecté ou projeté dans l’habitacle.

    Les secours rapidement sur place

    L’alerte a été donnée immédiatement après l’accident. La zone de police du Condroz, les pompiers de Huy et une ambulance de Marche ont été dépêchés sur les lieux. Cette mobilisation rapide des secours a permis de prendre en charge le conducteur blessé sans délai et de sécuriser la zone.

    Les pompiers ont dû procéder à la vérification de l’absence de risque électrique lié au poteau sectionné. Un câble électrique arraché peut rester sous tension et représenter un danger mortel pour quiconque s’en approche. La zone a été balisée pour éviter qu’un troisième véhicule ne vienne percuter les débris éparpillés sur la chaussée.

    Le dépanneur du Condroz a ensuite été mandaté pour évacuer l’épave du Duster. Sortir un véhicule retourné d’une prairie après qu’il ait fait des tonneaux sur 50 mètres ne constitue pas une opération anodine. Le châssis vrillé, les éléments de carrosserie arrachés, les fluides qui se sont échappés : le dépannage a probablement pris plusieurs heures.

    Une leçon sur les dangers de la fatigue au volant

    Cet accident rappelle brutalement les dangers de la conduite en état de fatigue. S’assoupir au volant, même quelques secondes, peut avoir des conséquences catastrophiques. Les campagnes de sensibilisation martèlent ce message depuis des années, mais visiblement certains automobilistes continuent de sous-estimer le risque.

    Les signes avant-coureurs de l’endormissement au volant sont pourtant bien connus : bâillements répétés, paupières lourdes, difficulté à maintenir sa concentration, picotements des yeux. Quand ces symptômes apparaissent, une seule solution : s’arrêter immédiatement sur une aire de repos et faire une vraie pause. Vingt minutes de sieste valent mieux qu’un accident potentiellement mortel.

    La période nocturne, particulièrement entre 2 et 5 heures du matin, correspond au creux biologique où notre vigilance atteint son niveau le plus bas. Rouler durant ces heures demande une attention redoublée. Si le trajet peut être reporté, mieux vaut attendre le lendemain plutôt que de prendre le volant dans cet état.

    Un dénouement qui aurait pu être bien différent

    Le conducteur du Duster a eu énormément de chance. Cinquante mètres de tonneaux auraient pu – et même dû – se terminer de manière bien plus dramatique. Une éjection du véhicule, un choc frontal contre un arbre durant les rotations, un écrasement de la cellule : tant de scénarios auraient pu tourner au drame.

    La conductrice de l’Opel également. Percuter en pleine nuit un poteau sectionné invisible sur la route aurait pu provoquer un accident grave. Là encore, le destin a été clément. Ces deux personnes ont frôlé la catastrophe sans vraiment s’en rendre compte sur le moment.

    Cet accident de Clavier restera dans les annales locales comme un exemple spectaculaire de la violence que peuvent atteindre les accidents de la route. Et surtout, comme un rappel que la prudence et la vigilance au volant ne sont jamais optionnelles, même sur une route nationale tranquille en pleine nuit.

    Michael Schumacher : une triste nouvelle surgit douze ans après son accident

    Michael Schumacher - une triste nouvelle surgi douze ans après son accident
    Michael Schumacher - une triste nouvelle surgi douze ans après son accident

    Le cercle rapproché de Michael Schumacher, le septuple champion du monde, révélé par Bild – Jean Todt, Ross Brawn et trois anciens pilotes autorisés à lui rendre visite

    Presque douze ans. C’est le temps écoulé depuis que Michael Schumacher a disparu de la vie publique suite à son terrible accident de ski survenu à Méribel en décembre 2013. Le septuple champion du monde de Formule 1 vit reclus dans sa résidence suisse de Gland, protégé par un mur de silence que sa famille maintient avec une détermination absolue. Une nouvelle indiscrétion venue d’Allemagne apporte quelques précisions sur l’organisation de ce huis clos familial.

    Selon le quotidien Bild, seulement neuf personnes disposeraient aujourd’hui d’un accès complet à l’ancien pilote Ferrari. Un chiffre qui illustre l’ampleur de la forteresse érigée autour de la légende allemande. Après des mois de coma artificiel provoqué par un traumatisme crânien sévère, Schumacher n’a plus jamais réapparu en public. Sa famille a verrouillé toute communication sur son état de santé réel, laissant le monde du sport automobile dans l’ignorance la plus totale.

    Une sécurité renforcée après des tentatives d’extorsion

    Le niveau de protection entourant Michael Schumacher a considérablement grimpé au fil des années. Cette paranoïa sécuritaire trouve son origine dans plusieurs incidents inquiétants, notamment une tentative d’extorsion impliquant trois hommes. Ces individus avaient tenté de monnayer des informations confidentielles sur l’état de santé du champion, poussant la famille à durcir encore davantage les règles d’accès.

    Aujourd’hui, chaque visite fait l’objet d’un contrôle draconien. Impossible de pénétrer dans la résidence familiale sans l’accord explicite de Corinna Schumacher, épouse dévouée qui gère d’une main de fer tout ce qui touche à son mari. Cette surveillance permanente transforme la demeure suisse en bunker impénétrable où seule une poignée de privilégiés peut franchir les portes.

    Le premier cercle familial et professionnel

    Sans surprise, l’épouse Corinna figure en tête de liste des neuf personnes autorisées. Elle a consacré ces douze dernières années à protéger son mari et préserver sa dignité loin des regards indiscrets. Leurs deux enfants, Mick et Gina-Maria, complètent ce noyau familial. Le fils Mick, devenu pilote de F1 avant de bifurquer vers l’endurance, entretient forcément un lien particulier avec un père dont il suit les traces professionnelles.

    Sabine Kehm, porte-parole historique du clan Schumacher, occupe une place stratégique dans ce dispositif. Elle constitue depuis douze ans l’unique interface entre la famille et le monde extérieur. Chaque rare communiqué, chaque mise au point juridique passe par elle. Sa loyauté indéfectible envers la famille lui vaut cette confiance absolue.

    Jean Todt représente l’ami fidèle qui traverse les épreuves. L’ancien patron de Ferrari et ancien président de la FIA a partagé les plus belles années sportives de Schumacher. Leur amitié dépasse largement le cadre professionnel. Todt rend régulièrement visite à son ami mais ne trahit jamais le secret familial, respectant scrupuleusement l’omerta imposée par Corinna.

    Ross Brawn complète ce premier cercle. L’ex-directeur technique de Ferrari a travaillé main dans la main avec Schumacher pendant les années de domination de la Scuderia entre 2000 et 2004. Cinq titres mondiaux ensemble créent des liens indéfectibles. Brawn fait partie de ces rares élus qui peuvent franchir le seuil de la résidence suisse.

    Trois anciens pilotes dans le secret

    Bild mentionne également trois anciens coéquipiers ou adversaires de Schumacher parmi les visiteurs autorisés, tout en restant prudent sur leur accès effectif. Gerhard Berger, Autrichien qui a partagé le baquet Ferrari avec l’Allemand en 1996, figurerait sur cette liste. Leur relation dépassait la simple cohabitation en équipe, tissée de respect mutuel malgré la domination écrasante de Schumacher.

    Luca Badoer apparaît également. Ce pilote d’essai Ferrari a passé des années dans l’ombre de Schumacher, accumulant les kilomètres de développement pour affûter les monoplaces rouges. Son rôle discret mais crucial dans les succès de l’écurie lui aurait valu cette confiance posthume de la famille.

    Felipe Massa compléterait le trio. Le Brésilien a été coéquipier de Schumacher chez Ferrari durant la dernière saison 2006 du champion allemand. Malgré ce compagnonnage bref, une amitié semble être née entre les deux hommes. Massa a d’ailleurs toujours défendu avec véhémence la mémoire de son illustre aîné.

    La prudence du média allemand sur ces trois noms suggère que leur accès pourrait être plus limité ou occasionnel que celui du noyau dur familial et professionnel. Peut-être ne disposent-ils pas du même laissez-passer permanent que Todt ou Brawn.

    Une omerta totale respectée par tous

    Ce qui frappe dans cette liste, c’est le silence absolu maintenu par chacun de ces privilégiés. Aucune fuite, aucune indiscrétion, aucun détail sur l’état réel de Schumacher ne filtre jamais. Cette loyauté collective impressionne dans un monde du sport automobile pourtant habitué aux coups bas et aux trahisons médiatiques.

    Richard Hopkins, ancien directeur des opérations chez Red Bull, résumait récemment cette fidélité exemplaire avec une formule savoureuse : « Même si vous étiez le meilleur ami de Ross Brawn, il ne vous dirait rien, même contre de grands crus. » Cette boutade illustre parfaitement la muraille de silence qui entoure l’ancien champion.

    Brawn, Todt, Kehm et tous les autres ont manifestement reçu des consignes claires de Corinna Schumacher. Aucune dérogation, aucune exception, même pour les médias amis ou les anciennes connaissances. Cette discipline collective force le respect même si elle frustre les millions de fans qui aimeraient avoir des nouvelles de leur idole.

    La stratégie familiale qui divise

    Cette politique du secret absolu divise l’opinion publique et le monde du sport automobile. Certains respectent totalement le choix de la famille Schumacher de protéger l’intimité de Michael. Après tout, chacun a droit à sa dignité et sa vie privée, surtout dans l’épreuve.

    D’autres regrettent cette opacité totale qui alimente les rumeurs les plus folles. En l’absence d’informations officielles, les spéculations vont bon train sur l’état réel du champion. Certains prétendent qu’il serait dans un état végétatif permanent. D’autres affirment au contraire qu’il aurait retrouvé une partie de ses capacités. Impossible de démêler le vrai du faux.

    La famille Schumacher estime probablement que cette confidentialité constitue le dernier rempart de dignité pour un homme qui a passé sa carrière sous les projecteurs. Préserver son image de champion invincible plutôt que de montrer un être diminué correspond à une logique humaine compréhensible.

    Douze ans de silence qui pèsent

    Cette durée considérable depuis l’accident interroge forcément. Douze années représentent une éternité dans le sport automobile où tout va vite. Toute une génération de pilotes a défilé sur les circuits sans avoir connu Schumacher en activité. Lewis Hamilton a égalé puis dépassé son record de sept titres mondiaux. La F1 a changé d’époque, de règlements, de propriétaires.

    Pendant ce temps, Michael Schumacher reste figé dans le temps, prisonnier de ce tragique accident survenu lors de vacances familiales ordinaires. Le destin cruel qui frappe ce champion au sommet de sa gloire continue d’émouvoir bien au-delà du cercle des passionnés de F1.

    Son fils Mick perpétue le nom mais peine à s’imposer au plus haut niveau. Après un passage décevant en F1, il court désormais en endurance, cherchant sa propre voie loin de l’ombre écrasante du père. Cette situation familiale ajoute une dimension tragique supplémentaire à toute l’histoire.

    Les neuf personnes autorisées à voir Schumacher portent un poids énorme. Elles sont les derniers témoins d’un champion disparu du monde mais toujours vivant quelque part dans cette résidence suisse. Gardiennes d’un secret qui durera probablement aussi longtemps que Michael lui-même. Un huis clos qui ne se lèvera peut-être jamais tant que la famille restera campée sur ses positions. Et franchement, qui pourrait les en blâmer ?